jj2p - Maire de Sarlat | Ancien ministre et Conseiller d’État | Candidat aux législatives, 4ème circonscription de Dordogne

De vous à moi

Être député, c’est faire l’unité d’une circonscription en permettant à chaque commune d’être partie prenante de la réussite d’une politique nationale. Mais nos territoires, comme nous le savons tous, sont extrêmement diversifiés. Il faut tout à la fois bien les connaître pour respecter leurs différences et mesurer l’impact des politiques nationales, trop souvent uniformes, pour que celles-ci soient adaptées à leur diversité. Dans le prolongement des engagements du Président de la République, ce règlement minutieux des textes qui seront adoptés par la future majorité relèvera principalement de l’Assemblée nationale. C’est ce travail, trop longtemps laissé à une technocratie qui ne parle qu’entre elle, et que notre administration décentralisée ne comprend même plus, qui doit désormais revenir au Parlement. C’est dire l’ampleur de la tâche qui attend celui que vous désignerez pour vous représenter à l’Assemblée nationale. Je ne prétends pas être le meilleur pour cela même si j’ai sans doute quelque savoir-faire en la matière, mais à mon sens cela ne suffit plus aujourd’hui. Il y a une face cachée de ma démarche politique que je ne vous ai jamais dévoilée. Je souhaite le faire à l’occasion ces élections : on peut, comme on dit « faire de la politique », mais on ne le fait jamais bien si l’on ne s’intéresse pas aux autres.

Notre département, et plus particulièrement notre circonscription, a besoin de ce regard qui au-delà des grands discours révèle une profonde affectivité vis-à-vis des gens qui vivent à côté de nous, sur notre territoire, et qui se débrouillent comme ils peuvent. Dans la région Aquitaine, notre département a le taux de pauvreté le plus important et les salaires les plus bas, la plus forte précarité énergétique (40 000 foyers ayant droits) et un taux de croissance du RSA exponentiel. Cette situation doit être l’une des préoccupations prioritaires de celui ou celle que vous choisirez pour vous représenter. Pour ma part, j’ai sollicité Cécile Dulon pour être ma suppléante, elle sera si je suis élu mon assistante parlementaire sur le terrain et plus particulièrement chargée d’une approche au cas par cas, d’une mission impérative de déceler ce qui fait que certaines personnes vivent sans joie dans le silence. La situation dans laquelle se trouvent certaines familles ou certains foyers chez nous est devenue inacceptable. C’est bien beau de dire qu’il faut vivre au pays si l’on se recroqueville sur soi-même. Comment peut vivre une mère de famille, isolée, avec deux enfants et 1000 € par mois ? Ou une retraitée agricole qui a travaillé toute sa vie depuis l’âge de 14 ans et qui se retrouve avec une retraite de 700 € par mois ? Pourquoi vous dire cela aujourd’hui ? C’est pour que vous mesuriez toute l’importance des décisions qui sont prises à Paris et qui devront désormais être souples dans leur application sur le terrain. Il faut pour cela un doigté qui nécessite tout à la fois de s’inscrire dans une majorité qui adoptera les grandes lignes d’une politique nationale propre à redresser le pays, mais aussi qui devra être créative, innovante, notamment par voie d’amendements, pour qu’elle rejoigne les attentes concrètes de notre quotidien telles que vous les exprimez, parfois violemment, par votre vote.

« Le privilège des grands, c'est de voir les catastrophes d'une terrasse ». J’ai toujours pensé pour ma part que c’est en entrant dans les foyers que l’on prend conscience de l’immense responsabilité qui nous échoit lorsqu’on représente des citoyens qui ont placé en nous leur confiance. C’est dans cette perspective que je me suis toujours projeté et que j’ai pris mes décisions. C’est cet engagement que je prends si les 11 et 18 juin prochains vous nous faites confiance. jjp

       

       

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