jj2p - Maire de Sarlat | Ancien ministre et Conseiller d’État | Candidat aux législatives, 4ème circonscription de Dordogne

Il n’est jamais trop tard pour la France

 

J’appartiens au mouvement de la droite et du centre aujourd’hui fractionné et plongé dans un désarroi profond. Promis à la victoire au lendemain de la primaire, comme l’a dit Alain Juppé à propos de François Fillon : « le déclenchement des investigations de la justice et son système de défense fondée sur la dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique l’ont conduit, dans une impasse ».

Il est de la responsabilité de tout homme politique de ne pas se cacher derrière son petit doigt et d’être clair dans ses choix. C’est pourquoi, et non sans tristesse, j’ai déclaré publiquement que je ne voterais pas François Fillon dont je regrette la radicalisation du discours et la brutalité du projet. Ni l’une ni l’autre ne me correspondent et, jamais, je ne m’inscrirai dans une logique de « servitude volontaire ».

J’appartiens à une droite humaniste et progressiste qui reconnaît le rôle de l’État et son impératif de justice sociale. Une droite qui prône une société ouverte sur le monde, résolument européenne face au repli identitaire et nationaliste.

C’est dans ces circonstances que je me suis rapproché d’Emmanuel Macron et que je le soutiens aujourd’hui.

Avec lui, nous portons l’exigence d’une politique par la preuve, d’une culture du résultat, d’une éthique. Si j’adhère à son projet pour notre Pays, ce n’est pas un choix par défaut ou par dépit. Il ne s’agit pas pour moi, non plus, de trouver le meilleur barrage à l’extrême droite, dont je suis sûr que la majorité des Français ne veut pas. Je souhaite, pour la France, de nouveaux horizons et la conquête de « nouvelles frontières ».

L’impuissance du clivage gauche droite que l’on connaît depuis des années nourrit les extrêmes. Pourquoi ? Parce que la gauche et la droite sont profondément divisées en leur sein et se réduisent à l’image d’une peau de chagrin.

La démarche d’Emmanuel Macron répond à cet état de fait. Sa feuille de route prend racine sur un espace central qui rassemble tous ceux qui pensent, quelles que soient leurs sensibilités politiques, que l’on doit être à la fois déterminé et juste pour qu’enfin notre société entre dans le XXIe siècle. C’est vers une France à la fois plus efficace et plus juste que nous voulons aller.

Avec Emmanuel Macron, je pense que ce sont les entreprises et non l’État qui créent les emplois. Elles ont besoin de liberté et de marges de manœuvre pour investir, conquérir et embaucher. Nous devons abaisser leurs charges et favoriser l’investissement productif. Sans une économie forte, il n’y a pas de société juste. C’est la voie de la raison.

Avec lui, je crois en l’émancipation de l’individu. Libérer les énergies par la culture, par l’éducation et l’école. Emanciper aussi par l’autonomie financière en revalorisant le travail et en améliorant le pouvoir d’achat. C’est la voie du cœur.

Avec lui, et son approche pragmatique des grands défis de notre temps, c’est un nouveau pacte social qui nous rassemblera. Une république unie dans sa diversité, une France plurielle et ouverte : autant de valeurs et d’outils garants de cohésion sociale et nationale. C’est la voie de la France.

Je partage enfin, et surtout, avec lui l’impérieuse nécessité de renforcer l’Etat dans ses fonctions régaliennes, notamment à l’international où la France doit retrouver toute sa force.

Par-delà nos sensibilités et nos interrogations légitimes, il n’est jamais trop tard pour la France qui, comme l’a dit Churchill, « s’est toujours révélée dans la difficulté ». Faisons confiance à Emmanuel Macron !

 

Jean-Jacques de Peretti

Ancien ministre

 

 

Source : Essor Sarladais – 20 avril 2017.

 

 

 

 

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