jj2p - Maire de Sarlat | Ancien ministre et Conseiller d’État | Candidat aux législatives, 4ème circonscription de Dordogne

Jean-Jacques de Peretti
Ensemble, le Périgord !
4 rue Magnanat                                                                             
24200 SARLAT

   Sarlat, le 28 mai 2017

Chère Madame, Cher Monsieur, Chers Amis,

 

Dans quelques jours, les électrices et les électeurs de la 4ème circonscription de la Dordogne seront appelés à désigner leur prochain Député. Ce dernier devra assumer une responsabilité importante : celle de les représenter à l’Assemblée nationale pour les cinq années à venir, d’y faire entendre leur voix, et plus largement d’y défendre une ruralité mise à l’épreuve.

 

L’agriculture et sa défense sont au cœur de mon projet. Depuis plusieurs semaines, j’ai été dans chacune de nos communes pour échanger et partager avec vous votre diagnostic et, notamment, l’absence de solutions adaptées aux situations locales et au cadre de travail avec lequel chacun d’entre vous doit pourtant composer au quotidien.

 

Je sais les difficultés qui sont les vôtres. Aujourd’hui, si je m’adresse à vous personnellement, c’est parce que vous occupez une place particulière dans notre société, que vous connaissez mieux que quiconque l’état de notre territoire, que vous êtes en première ligne des difficultés qui s’y présentent, et que vous savez les défis que nous devons surmonter ensemble.

 

Pour cette raison, je prends l’engagement de veiller durant la prochaine mandature au respect qui doit être garanti aux territoires ruraux, et de tout faire pour que les conditions de vie de nos agriculteurs soient meilleures.

 

Dans mon action au Parlement, l’agriculture aura toute sa place, et je veux vous présenter ici quelques grandes lignes du projet que je porte en faveur des acteurs du monde agricole.

 

Loin de vouloir une énième conférence dont rien ne sort, si ce n’est de grandes promesses, l’une de mes priorités sera de plaider pour l’organisation d’Assises de la ruralité où des élus et des acteurs des territoires ruraux pourront établir une « feuille de route » listant les engagements à prendre pour répondre concrètement aux difficultés rencontrées sur chaque territoire. C’est dans ce cadre que devrait être lancé le plan de transition agricole de cinq milliards d’euros, dont le Président de la République a pris l’engagement.

 

Je veux favoriser une agriculture de proximité, qualitative et performante, en valorisant les circuits courts et l’agriculture biologique ou raisonnée pour répondre aux attentes des consommateurs, et simplifier par exemple la contractualisation avec les collectivités pour privilégier autant que possible l’alimentation locale de nos enfants en milieu scolaire.

 

Je souhaite également que le cadre réglementaire dans lequel vous évoluez soit plus souple, moins contraignant sur le plan normatif, et mieux adapté aux spécificités de chacun de nos territoires. Le ministère de l’agriculture doit ainsi devenir le pivot de toutes les règles s’appliquant aux agriculteurs, de sorte que le cœur de la mission d’administration ne sera plus la sanction, mais le conseil de l’accompagnement, comme s’y est engagé Emmanuel Macron.

 

Surtout, je veux que votre travail soit mieux reconnu. Les agriculteurs doivent d’abord vivre de leur travail, plutôt que des aides publiques. Ils devront être payés au prix juste en soutenant les organisations de producteurs dans leurs négociations avec les industriels. Le droit européen de la concurrence doit évoluer en ce sens. A cet effet, je voterai toutes les propositions et tous les projets de lois qui permettront d’alléger les charges sociales et fiscales qui pèsent sur les entreprises agricoles et agroalimentaires, qui vous redonneront plus de liberté et des marges de manœuvre. C’est dans le même sens qu’il faut réviser la fiscalité agricole pour vous permettre de mieux lisser vos revenus et de vous constituer une épargne de précaution.

 

Toujours dans le même esprit, je veux renforcer le poids des agriculteurs au sein des filières alimentaires, pour permettre une sécurisation des relations entre les différents acteurs, et celui des producteurs, pour leur donner du pouvoir vis-à-vis des industriels de l’agro-alimentaire.

 

Je souhaite ensuite vous aider à promouvoir une agriculture innovante, capable de répondre aux besoins exprimés et d’exploiter les potentialités de chaque territoire. Chez nous, j’accompagnerai toutes les initiatives innovantes comme j’ai pu le faire à Marcillac-Saint-Quentin avec la méthanisation ou encore sur de petites niches identitaires comme l’oie qui disparaîtra si nous ne nous dotons pas en sarladais d’un abattoir pour volailles grasses.

 

Enfin, je partage l’analyse du Président de la République, qui considère qu’il faut reconstruire l’Europe. Il nous faut une Europe qui protège. Je lui apporterai mon soutien dans toutes les réformes qui auront pour objectif de réorienter la politique agricole commune pour mieux soutenir les producteurs, de favoriser la mise en place d’outils de régulation adaptés à chaque filière, ou bien encore de mobiliser par exemple d’importants moyens financiers pour permettre à nos paysans de produire mieux et de se moderniser.

 

Les 11 et 18 juin prochains, vous aurez à faire un choix important pour notre territoire. Je sais pouvoir compter sur vous, comme vous savez pouvoir compter sur moi et sur mon expérience à ne rien transiger lorsqu’il s’agit de la défense de la ruralité, et de notre Périgord tout particulièrement.

 

Sur la base du contrat de mandature que je vous propose, j’assumerai, avec Cécile Dulon, ma suppléante, toutes mes responsabilités à l’Assemblée nationale, et serai à vos côtés et à votre disposition pour les cinq années à venir.

 

 

 

 

 

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